Quand on est amateur de thé, on veut toujours en savoir plus. Et ce n’est pas facile de s’y retrouver entre les blogs, les livres, les avis des vendeurs en boutique, etc. Alors le mieux c’est d’essayer plusieurs thés différents et de suivre des cours.
Chez Terre de Chine, vous pouvez réserver une dégustation de thés à partir de deux personnes auprès de la responsable des lieux. Au choix, les Pu Er, les wu long ou les thés verts. Nous avons choisi d’approfondir notre connaissance des Pu Er et l’atelier s’est déroulé autour de deux Pu Er sheng (crus) et un shu (cuit).
Après une brève présentation de cette famille de thés, nous avons revu ses origines et sa méthode de fabrication en images grâce un film qui retraçait les différentes étapes du processus de manufacture. Originaire du Yunnan, une province du sud-ouest de la Chine, le Pu Er est cultivé dans des régions où il fait chaud.
Les deux Pu Er sheng que nous avons goûtés sont issus de la région de Lin Cang, une des trois régions productrices de Pu Er, et ont été récoltés sur des arbres sauvages à grandes feuilles (da ye).
Manufacture :
- récolte des feuilles : 1 bourgeon + 2 feuilles
- flétrissage à l’air libre dans des pièces couvertes, les feuilles sont posées sur des claies et remuées régulièrement pour ne pas qu’elles fermentent
- passage rapide au wok à 60°C
- dessiccation au soleil
- formation des galettes par un procédé mécanique
Le Pu Er Shu (cuit) que nous avons goûté provenait de nouveaux théiers à petites feuilles, les arbres sont également taillés et non pas laissés à l’état sauvage. Il s’agit d’un thé dont la fermentation a été accélérée par la main de l’homme tandis que le cheng (cru) fermente lentement et naturellement une fois en galette.
Manufacture :
Après la 1ère étape décrite plus haut (jusqu’à la dessiccation au soleil)
- les feuilles sont humidifiées puis placées dans une grande pièce avec un drap en lin qui les recouvre (pour la fermentation)
- Passage rapide à la vapeur et mise en galette
- séchage
Il faut savoir que le Pu Er est le seul thé qui se bonifie avec l’âge. C’est particulièrement vrai pour les Pu Er cheng (cru) qui continuent à fermenter et dont les complexes aromatiques évoluent d’année en année.
Dégustation des 3 thés :
TH 262 Pu Er Sheng cha 2009
Provenance Lin Cang, mars 2009, théiers sauvages Da Ye 50-80 ans
Préparation : 20cl / 7gr / 30s / 95°C
Prix : 34,50 euros les 200g
Très rond en bouche, texture souple, saveur umami, les notes animales sont présentes en attaque avec des notes végétales et légèrement fruitées (fruit jaune) puis des notes champignons et une fine astringence en fin de bouche. A noter une note métallique qui peut déranger.
TH 260-09 Pu Er Sheng cha 2009
Provenance Lin Cang, mars 2009, théiers sauvages Da Ye 500 ans (une seule cueillette par an)
Préparation : 20cl / 8gr / 1min / 95°C
Prix : 70 euros les 200g
Texture onctueuse, des notes végétales et agrumes en attaque associées à des notes sous-bois/champignon et des notes animales qui suivent. Une fine astringence qui vient apporter de la longueur en bouche. Un bel enchaînement des notes et surtout un bel équilibre des parfums.
TH 264-09 Pu Er Shu cha 2009
Provenance Yi Wu, mars 2009, théiers Xiao Ye
Préparation : 20cl / 8gr / 40s / 95°C
Prix : 14 euros les 100g
Belle rondeur, texture souple, des notes sous-bois champignon très présentes, légèrement animal et épicé. Moins complexe que les deux autres.
L’atelier était très intéressant et la maîtresse des lieux a pris son temps pour répondre à toutes nos questions. Déguster trois thés est largement suffisant, cela permet de rentrer dans les détails et de les comparer. Mais le monde des Pu Er est tellement complexe…
Pour plus d’informations :
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